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En
janvier 2005, plus de 40 dirigeants de fonds communs ont été poursuivis
par les actionnaires de ces fonds qui prétendaient que les
fonds n’avaient pas encaissé de règlements
pour un montant atteignant 2 milliards de $. L’allégation
de ces poursuites portait sur l’obligation fiduciaire de
ces fonds communs envers les actionnaires qui se trouvait violée
du fait de ne pas avoir déposé de formulaire de réclamation.
Bien qu’il semble qu’aucun tribunal n’ait abordé cette
question primaire de savoir si un investisseur institutionnel possède
l’obligation fiduciaire de déposer des formulaires
de réclamation, il est clairement bien instauré que
les dirigeants et les administrateurs d’une société ont
une obligation envers les actionnaires en ce qui concerne la protection
des actifs de cette société. Il est ainsi probable
qu’un fonds commun contracte une obligation envers les actionnaires
de ce fonds pour récupérer les règlements
des recours collectifs sur valeurs mobilières. Il est également
probable que les fiduciaires des fonds de pension pourraient avoir
une obligation identique.
En fait, dans un prochain article des Professeurs
James D. Cox et Randall S. Thomas, ces derniers déclarent que les investisseurs
institutionnels ont clairement l’obligation civile de déposer
des réclamations pour règlement en recours collectif
pour fraude sur valeurs mobilières. Ce point de vue provient
de l’affaire Caremark Derivative Litigation, où la
Chancery Court du Delaware avait déclaré qu’un
conseil d’administration a l’obligation de surveiller
la société de façon à s’assurer
qu’elle agisse dans le cadre de la loi pour accomplir ses
objectifs. Le Chancelier Allen a spécifiquement écrit
que les administrateurs avaient l’obligation de porter un
jugement en toute bonne foi établissant que les informations
de la société leur parviennent dans les temps dans
le cadre de leurs opérations habituelles. En cas de manquement
d’un tel jugement en toute bonne foi, une société pourrait être
responsable des pertes encourues pour non-respect des normes juridiques
applicables. Selon cette théorie, les investisseurs institutionnels
pourraient être tenus pour responsables en cas de manquement
d’un système adéquat en place pour déposer
des formulaires de réclamation.
Bien que certains de ces fonds communs aient,
en fait, déposé des
réclamations pour défaut de règlement, ceci
ayant entraîné le rejet de la plainte à l’encontre
de ces fonds, en toute vraisemblance, beaucoup de ces défendeurs
ne l’ont pas fait. L’industrie des fonds communs n’est
pas la seule à ne pas déposer de formulaires de réclamation.
En fait, les Professeurs Cox et Thomas se sont aperçus que
seulement 28 % des investisseurs institutionnels questionnés
déposaient des réclamations de règlement en
recours collectif. Ce chiffre est effroyablement bas compte tenu
qu’en 2004, le recours collectif pour fraude sur valeurs
mobilières a produit 5,45 milliards de $ d’argent
ensuite distribué aux investisseurs escroqués. L’absence
de déposition de formulaires de réclamation de la
part des investisseurs institutionnels a entraîné une
renonciation commune d’un enjeu de 1 à 2 milliards
de $ de sommes non réclamées. Cette absence de déposition
de leur part a également occasionné des bénéfices
financiers inattendus pour les fiduciaires déposant des
formulaires de réclamation. Depuis le partage des règlements
distribués au pro-rata des pertes subies, les investisseurs
institutionnels touchent des sommes supplémentaires lorsqu’ils
déposent leurs formulaires de réclamation, étant
donné la grande proportion d’institutions qui ne le
font pas. De plus, l’argent recouvré par les fiduciaires
responsables est loin d’être insignifiant. Le Conseil
d’Investissement de l’Etat du Wisconsin estime avoir
recouvré environ 7 millions de $ d’indemnisations
suite à un recours collectif l’année dernière
alors que le Système de Retraite des Employés de
l’Ecole de Pennsylvanie estimait avoir récupéré environ
12 millions de $ l’année dernière. D’autres
investisseurs institutionnels pourraient aussi obtenir de l’argent,
peu importe leur taille, mais pour diverses raisons ne déposent
pas de formulaire de réclamation. D’après les
critères susmentionnés de Caremark, non seulement
les investisseurs institutionnels, tout comme les fonds de pension
publics et les fonds de pension de syndicats, ne recouvreraient
pas les règlements mais ils pourraient également
se trouver face à des contentieux en ne déposant
pas rapidement leurs formulaires de réclamation.
Des solutions existent cependant pour permettre
aux investisseurs institutionnels de se protéger de ces menaces de contentieux
tout en remplissant en même temps leurs obligations fiduciaires.
Schiffrin Barroway Topaz & Kessler, LLP offre un programme complet de services
de surveillance de portefeuille pour suivre tout règlement
en recours collectif lorsque un investisseur institutionnel possède
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clients est unique car non seulement il surveille les règlements
relatifs à une participation financière que possède
l’investisseur institutionnel mais Schiffrin Barroway Topaz & Kessler, LLP dépose en fait également une preuve des formulaires
de réclamation pour le compte de ses clients. Ce service
gratuit est le parfait refuge permettant aux investisseurs institutionnels
de remplir leurs obligations fiduciaires, de défendre les
contentieux éventuels et plus important encore de recouvrer
l’argent provenant du règlements des recours collectifs.
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Letting Billions Slip Through Your Fingers: Empirical Evidence and Legal Implications of the Failure of Financial Institutions To Participate in Securities Class Action Settlements
By James D. Cox and Randall S. Thomas
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